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4 juin 2020

COVID-19: Les Personnes assistées sociales abondonnées à leur sort par la gouvernement

« Nous ne savons plus quoi répondre à toutes ces personnes souvent désespérées qui nous contactent chaque jour et cherchent vers qui se tourner pour trouver un peu d’aide, affirme la porte-parole du Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ), Irina Gueorguiev. La plupart des personnes font face à des dépenses supplémentaires. Il suffit de penser au prix de certaines denrées alimentaires qui a augmenté, et aux produits de format économique, de marque maison ou en vrac qui sont moins disponibles en raison de la plus forte demande. »

« Aussi, à cause des directives gouvernementales, il est plus difficile de compter sur le soutien des proches ou de travailler un peu pour gagner une partie des 200 $ mensuels permis. Sans compter que les ressources communautaires œuvrant auprès des personnes en situation de pauvreté sont plus sollicitées que jamais et que certaines sont même fermées. »

« Quand on n’a aucune marge de manœuvre financière, comme c’est le cas des personnes assistées sociales, tout imprévu est source de stress et peut entraîner de graves impacts sur la santé. Et il ne faut pas oublier la détresse psychologique vécue par les personnes alors qu’elles sont ignorées par le gouvernement et font en plus face, maintenant plus que jamais, à de violents préjugés. Une fois de plus, c’est leur droit même de vivre dans la dignité qui est bafoué. »

Un ministre qui ne s’acquitte pas de ses responsabilités
Le porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, Serge Petitclerc, précise qu’une personne seule avec des contraintes sévères à l’emploi reçoit 1 088 $ par mois alors qu’une personne jugée sans contraintes touche 690 $ par mois, à peine de quoi couvrir la moitié des besoins fondamentaux. « Ces montants sont insuffisants pour bien vivre au Québec en temps normal. Imaginez en temps de crise! Ce n’est pas pour rien que le gouvernement canadien a fixé la Prestation canadienne d’urgence à 2000 $ par mois, un montant que plusieurs jugent d’ailleurs insuffisant. »

« Dès le début de la crise, nous avons alerté le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet. Il est parfaitement au courant de la situation. Pourtant, il refuse obstinément d’accorder une aide d’urgence aux personnes assistées sociales. C’est comme s’il avait décidé d’abandonner à leur sort les personnes les plus mal prises de la société. On dirait qu’il a oublié ses responsabilités de ministre de la Solidarité sociale pour se concentrer uniquement sur les secteurs du travail et de l’emploi. »

Une aide urgente est nécessaire
Depuis le début de la crise, le FCPASQ demande que le gouvernement du Québec s’engage minimalement à remettre à l’ensemble des prestataires d’aide de dernier recours une prestation spéciale pour porter le montant de leur prestation mensuelle à 1210 $, soit l’équivalent du montant du Programme de revenu de base. De plus, le crédit d’impôt pour solidarité doit être bonifié le plus rapidement possible. Cette bonification devrait être calculée au minimum selon les barèmes de l’augmentation du crédit pour la taxe sur les produits et services (TPS) versé par le gouvernement fédéral.

Pour sa part, le Collectif pour un Québec sans pauvreté réclame depuis le 27 mars une aide d’urgence pour les personnes assistées sociales mais aussi pour toutes les personnes qui ne sont pas admissibles aux programmes d’aide récemment mis sur pied par les gouvernements canadien et québécois. Les trois partis d’opposition et une trentaine d’organisations nationales ont appuyé son appel à verser cette aide d’urgence en utilisant le crédit d’impôt pour solidarité.

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